Les gens de carrière sont ceux qui subissent le plus durement les échecs

 

Nous nous distinguons grâce à notre capacité à agir et à produire des résultats. Ironiquement, cette attitude peut jouer contre nous lorsque ça ne va pas parce que nous tenons pour acquis que nous pouvons nous en sortir. De nombreuses études démontrent que ceux qui réussissent souffrent beaucoup plus de dépression que les travailleurs moyens parce qu'ils sont plus exigeants envers eux-mêmes et moins portés à ­chercher de l'aide.

Si vous traversez une période sombre, n'oubliez pas ceci : le progrès est parfois imperceptible puisqu'il s'opère de l'intérieur. Même si vous vous sentez acculé à une défaite cuisante, vous êtes en fait une chrysalide* qui se prépare à se dévoiler plus forte et plus sage.
 
*CHRYSALIDE : État transitoire au cours duquel votre développement n'est pas évident à l'œil nu, mais aboutira en définitive à une transformation spectaculaire.


Texte de Sally Hogshead 

2011-02-03

 

 

 

 

 

   
 

Tout est dans l'attitude

 

Qu'ils proviennent de la grande entreprise ou d'une PME, les recruteurs utilisent la même méthode de sélection. En moins d'une minute, un CV se retrouve dans l'une des trois piles : retenu, peut-être, éliminé. Que regardent-ils?

Aux yeux du recruteur, ce qui démarque un CV des autres, c'est d'y trouver ce qu'il cherche! Il faut absolument qu'il puisse repérer très rapidement les informations qui confirment l'adéquation entre le profil du candidat et les quatre à six critères essentiels qu'il s'est fixés. « Si un candidat répond à une offre d'emploi en rémunération, tout ce qu'il a comme expérience dans ce domaine doit se trouver en haut de la première page du CV », conseille Pierre Francq, directeur du Service de gestion de carrière à HEC Montréal.

Pour coller au profil recherché, encore faut-il savoir ce que l'employeur désire. D'où l'importance d'avoir en main une offre d'emploi détaillée et, si tel n'est pas le cas, de téléphoner à l'entreprise pour obtenir cette description indispensable à la rédaction du CV, affirme M. Francq.

Deux entreprises établiront, presque assurément, des critères essentiels différents pour le même type de poste. « Pour cette raison, un CV correspondra à une seule offre d'emploi, explique Mme Annie Marceau, conseillère en emploi au Cégep de Sainte-Foy, qui insiste : le CV doit absolument être adapté à chaque offre. »

Pour valider l'adéquation entre ses acquis et les critères clés retenus par son employeur actuel, le ministère du Revenu du Québec, Frédéric Martel, maintenant conseiller en architecture d'entreprise, a fait relire son CV par sa mère, gestionnaire de carrière dans la fonction publique. Si, cinq ans plus tard, il ne se rappelle pas la nature des modifications qu'il a apportées, il a fort à parier qu'il a dû ajuster son niveau de langage.

« Il faut être attentif au vocabulaire utilisé par l'employeur et démontrer que l'on peut parler le même langage que lui », précise M. Francq. C'est d'autant plus vrai dans le cas des grandes entreprises, d'ajouter Richard Buteau, directeur du Service de placement de l'Université Laval, qui se sont dotées de systèmes de dépôt de CV où le tri est effectué par des outils informatiques cherchant des mots clés. Pour se donner une chance de percer à travers ces systèmes, il conseille également de préciser certaines informations, notamment en ce qui concerne le programme d'études : au finissant en administration, on ajoute la spécialisation comptabilité ou gestion immobilière, selon le cas.


Texte de Francine Chatigny

2011-12-21
Tiré de l'article « La recherche d'emploi – À l'ère du virtuel, favoriser les contacts réels! » de L'unique répertoire des entreprises qui recrutent, édition 2010-2011 de Septembre éditeur inc., page 58.